
Selon le règlement d'exploitation ferroviaire, les équipes de trains doivent actionner le sifflet de leur locomotive un quart de mille avant tous les passages à niveau publics.
En raison du développement des zones urbaines et résidentielles, les résidences sont désormais situées plus près des voies ferrées, si bien que le sifflement des trains constitue de plus en plus un désagrément.
Il faut toutefois admettre que le sifflet joue un rôle important, puisqu'il sert à signaler l'approche d'un train aux utilisateurs des passages à niveau. De plus, il prévient les intrus se trouvant sur la propriété du chemin de fer ou les utilisateurs des passages à niveau privés situés à proximité.
Au Canada, la réglementation ferroviaire permet la suppression de l'obligation d'utiliser le sifflet à certains passages à niveau, par le biais d'« instructions spéciales ». En vertu des amendements apportés à la Loi sur la sécurité ferroviaire le 1er juillet 1999, il existe maintenant dans la Loi des dispositions permettant de supprimer le sifflement à certains passages à niveau. Par ailleurs, il faut également savoir qu'une telle dérogation n'est accordée que dans des circonstances bien précises, en fonction de règles établies par Transports Canada.
Le sifflement ne peut être supprimé à un passage à niveau que si ce dernier fait l'objet d'une protection adéquate (compte tenu de la vitesse et de la fréquence des trains et du nombre de voies en cause). De même, il ne sera pas supprimé dans les cas où il existe un problème d'intrusion sur les voies ferrées du voisinage, lorsque le sifflet constitue un élément de sécurité appréciable. En outre, s'il existe des passages à niveau privés à proximité et que l'utilisation du sifflet rende leur franchissement plus sécuritaire, il ne sera pas permis de mettre fin au sifflement.
Les municipalités canadiennes qui souhaitent éliminer l'utilisation du sifflet à certains passages à niveau doivent tout d'abord s'assurer qu'aucune des conditions décrites ci-dessus ne prévaut. Si l'étude initiale de la situation révèle qu'aucune circonstance n'exige le maintien de l'utilisation du sifflet, la municipalité en question doit alors communiquer avec le chemin de fer.
